Marc Antoine, né en -83 et mort en -30, était un homme politique et un général romain. Marc Antoine est le fils de Marcus Antonius Creticus et le petit-fils du consul Marcus Antonius Orator.
Il se distingue dès sa jeunesse dans les guerres contre les Juifs. Il se lie d'abord avec les tribuns Curion et Clodius Pulcher, puis s'attache à Jules César. Il est élu tribun de la plèbe pour l'année -49 et avec le tribun C. Cassius, il met son veto à l’ordonnance du sénat à César de licencier ses légions et lui donne le conseil de marcher droit sur Rome après le passage du Rubicon. À cette époque, Marc Antoine commande l'aile droite de l'armée à la bataille de Pharsale.
César, devenu dictateur en -47, le choisit pour maître de cavalerie, et ils sont tous deux nommés consuls en -44. Antoine tente un jour de fête de présenter un diadème à César, mais cette démarche imprudente ne fait que hâter la mort du dictateur. Après le meurtre de César (-44), Marc Antoine prononce son oraison funèbre, ameute le peuple contre ses assassins, qui quittent la ville devant l'agitation populaire. Au lendemain des ides de mars, Marc Antoine est le maitre de la situation, le Consul jouit d'une très grande popularité parmi les troupes. Mais après le rappel des « Césaricides » par le Sénat, ce qu'Antoine ne peut tolérer, il va assiéger Décimus Brutus dans Mutina (Modène) en -43. Sous l'influence de Cicéron le Sénat le déclare ennemi de l'État, et les consuls Hirtius et Pansa marchent contre lui et le défont. Les deux consuls trouvent la mort à cette occasion; ils étaient accompagnés d'Octave qui bénéficiait d'un imperium grâce à Cicéron et dont la responsabilité dans ces deux décès est douteuse.
Après cette défaite, Antoine rétablit en partie sa situation avec l'apport des renforts conduits par Publius Ventidius Bassus, un ancien lieutenant de César. Ventidius avait recruté trois légions dans les colonies militaires césariennes et dans sa région d'origine; il avait ensuite rejoint Marc Antoine à Vada Sabatia sur la côte Ligure. Le vaincu de Modène disposait alors de troupes supérieures à Décimus Brutus qui le poursuivait. Marc Antoine put dès lors rejoindre sans encombre Lépide alors gouverneur de la Narbonnaise. Grâce à ce dernier, Antoine rencontra le jeune Octave à Bologne. Cette rencontre aboutit à la formation du second triumvirat dont les premières actions sont les proscriptions de 43 av. J.-C., qui emplissent l'Italie d'exécutions sanglantes. Antoine exige la mort de Cicéron, qui l'avait violemment attaqué dans ses Philippiques. L'année suivante, Antoine, suivi d'Octave, défait Brutus et Cassius dans la plaine de Philippes (Macédoine), et anéantit ainsi le parti républicain. Les triumvirs se partagent ensuite l'empire romain : au cours de ce partage, Antoine obtient la Grèce et l'Asie.
Pour sceller son alliance avec Octave, il épouse la sœur de celui-ci, Octavie, aussitôt après la mort de sa première femme, Fulvie. Mais bientôt, épris des charmes de Cléopâtre, il répudie Octavie pour la reine d'Égypte, et livre même à la princesse une partie des conquêtes romaines — Phénicie, Cilicie, Syrie, Judée, Chypre.
En -36 il part assiéger la ville de Phraates qu'il ne parvient pas à prendre.
Octave, qui avait rompu avec Antoine, le bat de façon décisive lors de la bataille navale d'Actium. Antoine est vaincu et forcé de fuir avec Cléopâtre : il se réfugie à Alexandrie[3]. Se voyant près de tomber entre les mains du vainqueur, il se suicide, croyant que Cléopâtre s'était déjà suicidée, peu avant l'entrée d'Octave dans Alexandrie en -30. Cléopâtre le rejoindra peu de temps plus tard en se faisant mordre par un aspic.
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